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Michel-Ange et les artistes italiens à la Renaissance

samedi 9 novembre 2013

Loin d’être considéré un simple manuel, l’artiste à la Renaissance se présente plutôt comme un intellectuel qui contribue par ses œuvres au rayonnement de la cour de son mécène.
A` ce propos, nous attirons votre attention sur les propos de Vasari dans Le Vite (1568) :

"gl’ingegni elevati, talor che manco lavorano, più adoperano, cercando con la mente l’invenzioni e formandosi quelle perfette idee che poi esprimono e ritraggono le mani da quelle già concepite ne l’intelletto"

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"les esprits les plus fins travaillent même lorsqu’ils ne sont pas à l’œuvre, voire davantage, car leur intellect crée et façonne ces idées parfaites que leurs mains expriment et représentent ensuite".

Le cénacle de poètes, de musiciens, de philosophes et d’artistes qui se crée autour du prince permet la diffusion des idées, et l’ouverture des esprits.
L’artiste de la Renaissance est très souvent un parfait cortigiano (courtisan, dans la première acception du terme), autrement dit, un homme accompli, compétent en poésie, en musique, en art et qui excelle dans l’art de la conversation. Cette dernière porte souvent sur des sujets de philosophie, et en particulier sur les préceptes de Platon et du néoplatonisme que Marsile Ficin redécouvre, traduit et interprète.

Michel-Ange, de même que d’autres artistes de cette époque, se considère avant tout comme un intellectuel qui a fait siennes les idées du courant philosophique de l’Académie néoplatonicienne fondée par Marsile Ficin, les a interprétées et représentées dans ses œuvres.
A` ce propos nous citons les vers suivants tirés des Rime de Michel-Ange :

"Non ha l’ottimo artista alcun concetto

c’un marmo solo in sè non circoscriva

col suo superchio, e solo a quello arriva

la man che ubbidisce all’intelletto."

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"L’artiste le plus sublime ne possède
aucun concept qu’un bloc de marbre brut
ne suffise déjà à contenir, en le recouvrant
de matière. La main qui obéit à
l’intellect ne fait que retirer cet excédent pour
libérer le concept que la matière recèle".

Nous nous référons en particulier aux Prigioni (les Captifs), où Michel-Ange exprime la tentative de l’Être de se libèrer de la Matière qui l’emprisonne, dans une tension vers l’Absolu qui est d’emblée vouée à l’échec.

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