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La remise en cause de l’absolutisme et la philosophie des Lumières au XVIIIème siècle (4ème)

mercredi 9 février 2011 par Elodie SALZENSTEIN

Avec les 4ème, nous avons étudié la remise en cause de l’absolutisme au XVIIIème siècle en France à travers les philosophes des Lumières.

Les Lumières sont un courant de pensée européen marqué par la diversité des idées et fondé sur la Raison. Les Lumières remettent en cause les principes de l’absolutisme, interrogent l’existence d’un dieu, et ont pour objet la quête du bonheur et l’épanouissement des individus.

Voltaire est un grand intellectuel des Lumières. Fils d’un notaire parisien, François- Marie Arouet (1694-1778) est d’abord un poète. Il connaît l’exil en Angleterre à cause de ses écrits politiques interdits en France. Il admire le modèle de la monarchie parlementaire à l’anglaise, dont il vante l’esprit de liberté.

Il séjourne chez Frédéric de Prusse, modèle du "despote éclairé" par la philosophie. Voltaire dénonce l’intolérance religieuse lors du procès Calas, condamné à mort puis exécuté sans preuves, sous prétexte qu’il était protestant. Il écrit en 1763 le "Traité sur la tolérance". Dans "Candide ou l’optimisme", il dénonce les cruautés de son époque en maniant l’ironie. Il est nommé Prince des Philosophes. Admiré des grands, Catherine II de Russie acheta sa bibliothèque à sa mort et transféra ses ouvrages à St Pétersbourg.

Jean-Jacques ROUSSEAU (né en 1712 et mort en 1778) est aussi un grand philosophe des Lumières. Il affronte très jeune la solitude, ce qui le conduit notamment à réfléchir sur l’individu dans la société et à la recherche du bonheur.

Ses écrits littéraires sont d’une grande richesse (un traité sur l’éducation "Emile ou l’éducation" où Rousseau expose sa vision idéale de l’éducation d’un enfant, "Les Confessions" premier récit autobiographique, "Les Rêveries du promeneur solitaire" où il décrit sa joie de se promener et de philosopher dans la Nature) ou "La nouvelle Héloïse". Dans "Du Contrat Social", rédigé en 1762, Jean-Jacques Rousseau décrit pour la première fois dans l’histoire de la pensée européenne, sa vision d’une société régie par les lois d’un gouvernement, qui serait le représentant du peuple et émet l’idée qu’un gouvernement injuste peut être renversé s’il ne représente plus le peuple. Pour lui, le gouvernement et le peuple doivent se lier dans un contrat, qu’il nomme "Contrat Social" . C’est un écrit très avancé pour son époque, et a contribué au mouvement révolutionnaire en 1789. On doit à Rousseau la notion de la liberté telle que nous la connaissons aujourd’hui dans la République.

Denis Diderot (1713-1784) est aussi un grand philosophe des Lumières. Rédacteur de l’Encyclopédie, il insiste sur l’idée de Nation dans l’article "Autorité politique". Pour lui, "aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres... Le Prince tient de ses sujets l’autorité qu’il a sur eux. le prince ne peut donc pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans le consentement de la Nation". Pour lui, le roi tient donc son pouvoir des hommes et non de dieu.

Enfin, Charles-Louis Segondat, Baron de la Brède et de Montesquieu , dit Montesquieu (1682- 1755) rédige son ouvrage " De l’esprit des Lois " où il décrit un gouvernement idéal selon lui, c’est-à-dire un gouvernement caractérisé par une séparation des pouvoirs. Il s’oppose à un régime politique où tous les pouvoirs seraient concentrés dans les mains d’une seule personne, et donc, à la monarchie absolue qu’il compare à un "affreux despotisme". Pour lui, les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif doivent être séparés et équilibrés afin d’éviter la tyrannie d’un seul.

Au XVIIIème siècle, les idées des philosophes se diffusent dans les salons, les académies et dans les cafés et aussi dans l’Encyclopédie, premier ouvrage collectif et la somme des connaissances de la Terre rédigé entre 1751 et 1772 grâce à l’appui de la marquise de Pompadour.
Sous la Révolution, les Français ont rendu hommage à Jean-Jacques Rousseau et Voltaire comme à deux Pères Fondateurs de la République. Les philosophes du XVIIIème siècle ont imaginé une société où le peuple serait plus libre et où les lois et les textes limiteraient l’action des gouvernements.


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Directeur de publication : Marie Le Barazer